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Nom du blog :
marwan9258
Description du blog :
L'envie de partager
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
26.05.2007
Dernière mise à jour :
17.07.2008
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A quoi ça sert l'amour?

Posté le 23.06.2008 par marwan9258

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..



--

Des mes rêves à tes rêves

Posté le 21.07.2007 par marwan

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On a parcouru le chemin
De tes rêves à mes rêves
Tes doigts à mes seins
De ta bouche à mes lèvres
De la guerre à la trêve
Combien d' fois, mon amour
Combien d'aller-retour
Entre la haine et l'amour

Chaque fois, la route et ses chaos
Et ses roches et ses trous
M'arrachaient à ta peau
Me rej'taient sur tes g'noux
Me tatouaient sur ta joue
Combien de grands voyages
Pour autant de naufrages
Sur ce même rivage

Jusqu'au jour où j'ai dit: "Va t'en !
J'ai plus rien à blesser
Qui soit vierge de coups
J' suis fatiguée des kilomètres
Qu'on franchit pour être
À un plus mauvais bout"

J'ai dit: "Prends ta voiture de fortune
Et roule tant qu' tu voudras
Va t'en donc promettre ta lune
À une autre que moi"

J' croyais pas qu' t'allais m'obéir
À la lettre comme ça
J' t'ai regardé partir
En mourant tout bas
Sur la véranda
Brisée à des endroits
Que j' me connaissais pas
Entre mon coeur et tes bras

Les étoiles qu' j'avais dans l' regard
Et qui semblaient te plaire
Sont venues s'échouer
Comme des étoiles de mer
Sur l'estran désert
Le coeur comme un souv'nir
Le corps comme un grenier
J'ai eu peur d' m'écrouler

Je sais pas d' quelle manière
Comme poussée par le vent
J' me suis mise à poursuivre, en courant
Le nuage de poussière
Qu' ta voiture de misère
Faisait tourbillonner en filant

Puis j'ai crié: "Attends-moi j'arrive !
Je peux pas vivre sans toi
Et si c'est pas une vie de te suivre
Et bien ce s'ra c' que ce s'ra

T'as encore, dans les mains
La petite cuillère
Qui m' ramassait si bien
Quand j' m'écrasais par terre
T'as encore, dans les mains
La petite caresse
Qui m' ferait, comme un chien
Haleter d'allégresse"
Ah, ah, ah, ah
Ah, ah, ah, ah

Mais, bien sûr, t'as rien entendu
Et ton nuage et toi
Vous avez disparu
Et je suis restée là
Comme un cheval de bois
Qui ne berce plus personne
Et que l'on abandonne
Que l'on met au rebus

Un jour que j' me croyais mieux
Que j'allais au village
Et que c'était pluvieux
À deux nuages d'un orage
À faire taire les oiseaux
À deux pas du resto
Et à trois du garage
À deux doigts d'oublier

Perdue dans mon imperméable
Et dans quelques pensées
Comme: "C'est drôle dans le sable
Toutes ces traces de souliers"
Comme: "J' sais pas c' que j' vais foutre
De ma longue soirée"
Juste à coté de moi
Ce parfum agréable
Ces cheveux familiers
C'était... c'était toi

Et l'orage éclata
En même temps que le morceau de chair
Qui me servait de coeur
Et le vent se leva
En même temps qu'un éclair
Nous fìt tous les deux trembler de peur

J'ai dit: "Si tu viens pour les étoiles
Elles sont tombées dans la boue
Si t'es là pour me voir, j' te signale
Qu' y'a plus rien à voir du tout"

T'as dis: "J'ai parcouru
Les chemins de mes rêves
À des rêves qui n'étaient pas les tiens
J' voulais juste que tu saches, mon amour
Que ces foutus parcours
Ont toujours été vains"
Ah, ah, ah
Ah, ah, ah, ah

Alors j'ai dit: "Puisque t'es là
Viens donc prendre un café
Si tu veux, tu jett'ras
Quelques bûches au foyer
Ça nous réchauffera
Le temps que l'orage passe
Et que le feu s'embrase
Comme autrefois !"

Et c'est là qu' t'as baissé les yeux
Que t'as dit: "J' pourrai pas
Car, tu vois, y a un voeu
Que j'ai fait là-bas
Elle te ressemble un peu
Celle à qui j'ai dit: "Oui"
Ce petit "Oui" précieux
Que je n' t'ai jamais dit"
T'as ajouté qu'aussi
Elle prend bien soin du p'tit
Et qu' t'es déjà trop vieux, aujourd'hui
Pour réparer l'erreur
La pire de ta vie
Qui est celle d'être parti d'ici

Tu t'es mis à g'noux dans la vase
Pour me d'mander pardon
Le tonnerre m'a volé ta phrase
Et tu t'es levé d'un bond

Et t'es parti, l'air malheureux
Le pantalon tout sale
Et, au coin de mes yeux
Y'avait comme... des étoiles

Lynda Lemay


.

What a wonderful world

Posté le 07.06.2007 par marwan

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I see trees of green
Red roses too
I see them bloom for me and you
And I think to myself
What a wonderful world

I see skies of blue, and clouds of white
The bright blessed day
The dark sacred night
And I think to myself
What a wonderful world

The colours of the rainbow
So pretty in the sky
Are also on the faces of people passing by
I see friends shaking hands, asking "How do you do ?"
They're really saying "I love you"

I hear babies cry
I watch them grow
They'll learn much more
Than I'll ever know
And I think to myself
What a wonderful world
Yes, I think to myself
What a wonderful world

Louis Armstrong

The Mass

Posté le 03.06.2007 par marwan

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ERA

Fatal bazooka

Posté le 02.06.2007 par marwan

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[Fatal] Ouais c'est qui là ?
[Vitoo] Fatal, c'est Vitoo ouvre moi...
[Fatal] Ça va Vitoo ? T'as l'air bizarre. Qu'est ce qu'il y a ? Bien t'as vu.
[Vitoo] Non, ça va pas non.
[Fatal] Ben dis-moi, vas-y qu'est-ce qu'il y a ? Fais pas ta pute...

[Vitoo] Fatal, assieds-toi faut que j'te parle,
J'ai passé ma soirée à boire,
Fatal, j'la sens pas, je sais pas, elle doute de moi...
[Fatal] Mais Vitoo arrête, tu sais ta meuf t'aime, ta meuf m'a dit :
Tu sais avec Vitoo la confiance règne, et c'est mon ptit choux à la crême...
Faut pas que tu paniques j'te jure
Ta meuf est cool, ta meuf est bonne,
Vitoo, t'en niques des tonnes, elle s'doute de rien, elle est trop conne !
[Vitoo] Non mais qu'est-ce t'en sais toi ?!
Ça fait deux mois qu'elle me fait trop peur...
[Fatal] Ah bon ?!
[Vitoo] Qu'elle check mes messages tout les quarts d'heure,
[Fatal] Change ton code PIN !
[Vitoo] Elle a infiltré mon répondeur,
Ma meuf est devenue une autre femme ouais !
[Fatal] Mais t'es sur de toi ? T'en as la preuve par 3?

[Vitoo] Elle devient zarbi,
Toutes les nuits, elle me fait suivre par son frère Denis
Qu'a même prévu de me casser la gueule mardi
Ça d'vient l'angoisse, un vrai cauchemar,
J'ai tellement peur d'elle, le soir je dors à l'hôtel !
[Fatal] Elle est à coté de la plaque, tu kiffes de ken des autres nanas toi...
Tous les trucs bizarres, les plans à 3, et les pétasses quoi !
Tout tes bobards pour tes 5 à 7 pénards...
T'as un python dans slibard, Vitoo, t'es un bon queutard.

[Vitoo] Je t'aime moi
[Fatal] Et bah voila dis lui ça !
[Vitoo] Excuse-moi
[Fatal] Voila, ça c'est bien ça !
[Vitoo] C'est arrivé qu'16 fois
[Fatal] Euh non ça lui dit pas !
[Vitoo] Mais j'sais pas si j'assume de n'coucher qu'avec elle !

[Fatal] Ok t'prends pas la tête
Donne moi les clefs, ce soir on fait la fête
Putain j'y crois pas, donne moi une claque
Comme elle t'a rayé ta BM, elle t'a crevé ta BM
Elle a même chié sur la banquette d'la BM,
alors que putain c'est la mienne !

[Vitoo] Excuse moi...
[Fatal] Mais pourquoi elle a pété ma caisse ?
[Vitoo] J'osais pas
[Fatal] T'osais pas lui dire quoi ?
[Vitoo] Qu'elle était à toi
[Fatal] Enfin à moi, j'l'avais empruntée, t'as vu !
[Vitoo] J'voulais pas assumer d'la sortir en 4L !

[Fatal] Viens on y va,
[Vitoo] Mais pourquoi ?
[Fatal] Parce qu'elle va me la rembourser là, c'est abusé !
[Vitoo] Là j'sais pas
[Fatal] Faut que tu lui parle gros !
[Vitoo] J'ai la gerbe là
[Fatal] Et bah ouvre la boîte à gants alors !
[Vitoo] J'aurais pas du tenter les fruits d'mer dans l'coktail !

[Fatal] Vas-y tape ! Non... tape j'te dis !
[Meuf de Vitoo] Ouais 12 secondes j'arrive...
[Fatal] Allez vas-y

[Vitoo] Mais qu'est-ce t'as fait là ?
Pourquoi toute cette violence moi j't'ai rien fait moi ?
[Fatal] Ouais dis lui !
[Vitoo] J'te jure cette fille j'sais pas c' qu'elle foutait chez moi !
[Fatal] Hein ?
[Vitoo] En tous cas j'y étais pas, ou bien c'était pas moi...
[Fatal] Mais pas ça !
[Vitoo] Parce que moi j'sortais ma chienne !
[Fatal] Oh là là !
[Meuf de Vitoo] Ta chienne est morte y'a 3 ans, vas-y dégage
[Vitoo] Alors là non, parce qu'en fait elle s'en est sortie parce que...

[Fatal] Mais ferme ta gueule mon gars !
Et toi Mère Thérésa, s'te-plaît calme-toi !
T'es tendue comme un string... Ah pète un coup quoi !
La BM c'est à moi !
En plus tu le savais pas, mais j'l'avais prise à ma mère...
Alors ferme ta gueule toi-aussi
Le pauvre y fait dans son calsif putain !
Tes vannes mesquines vas-y garde-les pour ta mamie...
Oh... Pourquoi tu me tapes, mais ça va pas ?!
T'es pas une meuf, t'es un ninja ou quoi ?
Putain viens j'ai les foies, on se casse d'ici viens Vitoo !

[Vitoo] Dépêche-toi
[Fatal] Passe-moi les clés de la caisse !
[Vitoo] Ouvre-moi.
[Fatal] Monte, on sera en sécurité.
[Vitoo] Tu sais j'ai peur moi.
[Fatal] Elle fait du free-fight ou quoi ?
[Vitoo] Elle serait même capable de me finir à coups de pelle.

[Vitoo] Non mais elle rêve elle !
Elle m'force à faire la vaisselle,
Elle veut que je sorte les poubelles,
Mais qu'est-ce que je fous avec elle !
[Fatal] Mais qu'est-ce tu fous avec elle t'as vu ?
[Vitoo] Mais qu'est-ce que je fous avec elle !
[Fatal] Mais qu'est-ce tu fous avec elle na na tranquillement ouais gros tac tac bang bang lève les bras lève les bras yeah yeah pump it up !
[Vitoo] Oh qu'est-ce tu fais là ?
[Fatal] Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? J'kiffe la vibes ! C'est bon... va te faire enculer toi !

[Fatal] C'est vrai c'est pas moi qui doit supporter ses copines Gare gare à la routine, les tampax dans la cuisine
Bah ouais elle pisse la porte ouverte, elle ne se rase plus sous les bras
Oui mais les meufs, c'est aussi ça Vitoo ne désespère pas
Regarde moi avec toutes les femmes que j'ai connu,
j'en pouvais plus
Et puis l'amour m'est tombé dessus,
J'ai fait une croix sur les ptits culs
Car c'était moi le nymphoman, le plus queutard de Panam.
Mon ex a fini dans la came, j'ai du appeler le samu social
Ma vie, c'était d'sauter les michtonneuses de Paris
Et pis dans l'tas, toi-même tu l'sais, un bon paquet travestis
Mais r'garde moi aujourd'hui, j'ai remonté ma braguette
Y'a pas qu'le cul dans la vie, Vitoo, mets ça toi dans la tête

[Vito] Mais qu'est-ce tu m'sors toi ?
Tu veux dire qu't'es plus un mec et que tu marches droit ?
[Fatal] Arrête !
[Vitoo] Que tu restes chez toi la nuit quand elle est pas là ?
[Fatal] Ouais Bien sûr !
[Vitoo] Et ton 3ème bras ?
[Fatal] Quoi ?
[Vitoo] Depuis quand c'est plus lui qui dans ta vie fait la loi ?
[Fatal] Arrête... qu'est-ce tu fais là ?
[Vitoo] Es-tu sur d'être fidèle ?
[Fatal] Mais ouais bien sur !
[Vitoo] Est-ce que j'peux consulter tes mails ?
[Fatal] Ouais !
[Vitoo] Et ton disque dur externe ?
[Fatal] Pareil !
[Vitoo] Fouillé ton Bluetouth ?
Cliquer sur ta carte mere ?
Démonter ta web cam ?
Rentrer dans ton minitel ?
Si t'es sur de toi,
[Fatal] Ouais bah quoi bah quoi ?!
[Vitoo] Alors donne ton telephone, on écoute ton répondeur et on verra
[Fatal] Mais Arrête là, t'es fatigué, t'as la haine,
Rends moi mon telephone, qu'est-ce tu fais là ?
[Vitoo] Je vais le faire pour toi,
[Fatal] Hè mais arrête, ça s'fait pas de fliquer les gens comme ça !
[Vitoo] Ton numéro mon gars,
[Fatal] Raccroche raccroche !
[Vitoo] Je vais le faire pour toi,
[Fatal] Il va t'arriver des bricoles, je vais prendre le crick, la bombe lacrymogène, attention !

[Répondeur de Fatal]
“Ouais vous êtes bien sur le répondeur de Mika, lachez un message après le bip sonore, parce que si vous le laissez avant, bah ça marche pas...”
“Composez votre code secret et et terminez par touze”
[Vitoo] Touze !

[Répondeur de Fatal]
“Vous avez 2600 nouveaux messages, pensez à archiver ”
“Reçu hier à 22H51 : Ouais c'est Profanation Fonky, bien ou bien ?...”
“Reçu hier à 22H61 : Ouais bébé, c'est la maman de Vito, ça fait une heure, tu me manques déjà. Tu me manques, tu me manques !
Oh là là qu'est-ce que tu m'as mis ! Vivement demain !, Gros bisous où tu sais...”

[Fatal] Alors c'est bon ? Ça va, t'es calmé ? Tu vas la fermer ta gueule ?!
[Vitoo] Fatal tiens toi prêt faut que j'te parle
Tu vas passer ta vie dans le noir...
Parce que je vais te crever les yeux...

Mauvaise Foi Nocturne

Les Voyages En Train

Posté le 01.06.2007 par Grand Corps Malade

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J'crois que les histoires d'amour C'est comme les voyages en train
Et quand j'vois tous ces voyageurs Parfois j'aimerais en être un
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

Les trains démarrent souvent au moment où on s'y attend le moins
Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'oeil impuissant des témoins
Les témoins c'est tes potes qui te disent au-revoir sur le quai
Et regardent le train s'éloigner avec un sourir inquiet

Toi aussi tu leur fait signe et t'imagines leurs commentaires
Certains pensent que tu te plantes et qu't'as pas les pieds sur terre
Chacun y va de son pronostic sur la durée du voyage
Pour la plupart le train va dérailler dès le premier orage

Le grand amour change forcément ton comportement
Dès le premier jour faut bien choisir ton compartiment
Siège couloir ou contre la vitre y faut trouver la bonne place
Tu choisis quoi ? Une love story d'première ou d'seconde classe ?

Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages
Tu t'sens vivant, tu t'sens léger et tu ne vois pas passer l'heure
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le contrôleur

Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bat de l'aile
Toi tu dis qu'tu n'y es pour rien et qu'c'est sa faute à elle
Le ronronnement du train te saoule et chaque viage t'écoeure
Faut qu'tu t'lèves que tu marches, tu vas t'dégourdir le coeur

Et le train ralentit c'est d'jà la fin d'ton histoire
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare
Tu dis au r'voir à celle que t'appel'ras désormais ton ex
Dans son agenda sur ton nom, elle va passer un coup d'tip-ex

C'est vrai qu'les histoires d'amour c'est comme les voyages en train
Et quand j'vois tous ces voyageurs parfois j'aim'rais en être un
Pourquoi tu crois qu'tant d'gens attendent sur le quai d'la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en r'tard ?

Pour beaucoup la vie s'résume à essayer d'monter dans l'train
A connaitre ce qu'est l'amour et s'découvrir plein d'entrain
Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur

Il est facile de prendre un train, encore faut-il prendre le bon
Moi chui monté dans deux-trois rames mais c'était pas l'bon wagon
Car les trains sont capricieux et certains son inaccessibles
Et je n'crois pas tout l'temps qu'avec la sncf c'est possible

Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grève
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves
Et y ceux qui foncent dans l'premier train sans faire attention
Et forcément ils descendront déçus à la prochaine station

Y a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives
Pour elles c'est trop risqué d's'accrocher à la locomotive
Et y a les aventuriers qu'enchainent voyage sur voyage
Dès qu'une histoire est terminée, ils attaquent une autre page

Moi après mon seul vai voyage j'ai souffert pendant des mois
On s'est quittés d'un commun accord mais elle était plus d'accord que moi
Depuis j'traine sur le quai, j'regarde les trains au départ
Y a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare j'me sens à part

Y parait qu'les voyages en train finissent mal en général
Si pour toi c'est l'cas accroche-toi et garde le moral
Car une chose est certaine y aura toujours un terminus
Maint'nant tu es prév'nu, la prochaine fois tu prendras l'bus...

(© Grand Corps Malade, 2005)

Rencontres

Posté le 01.06.2007 par Grand Corps Malade

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C’était sur une grande route, j’marchais là d’puis des jours
Voire des s’maines ou des mois, j’marchais là d’puis toujours
Une route pleine de virages, des trajectoires qui dévient
Un ch’min un peu bizarre, un peu tordu comme la vie
Evidemment j’étais pas tout seul, j’avais envie d’faire connaissance
Y’avait un tas d’personnes et personne marchait dans l’même sens
Alors j’continuais tout droit mais un doute s’est installé
Je savais pas c’que j’foutais là, encore moins où j’devais aller
Mais en ch’min au fil du temps j’ai fait des sacrées rencontres
Des trucs impressionants, faut absolument qu’j’vous raconte
Ces personnages que j’ai croisé c’est pas vraiment des êtres humains
Tu peux parler avec eux mais jamais leur serrer la main

Tout d’abord sur mon parcours j’ai rencontré l’innocence
Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d’expérience
On a marché un p’tit moment, moins longtemps que c’que j’aurais cru
J’ai rencontré d’autres éléments et l’innocence a disparue

Un moment sur mon ch’min, j’ai rencontré le sport
Un mec physique, un peu grande gueule mais auprès d’qui tu d’viens fort
Pour des raisons techniques on a du s’quitter c’était dur
Mais finalement c’est bien comme ça, puis l’sport ça donne des courbatures

J’ai rencontré la poésie, elle avait un air bien prétentieux
Elle prétendait qu’avec les mots on pouvait traverser les cieux
J’lui ai dit j’t’ai d’jà croisée et franchement tu vaux pas l’coup
On m’a parlé d’toi à l’école et t’avais l’air vraiment relou
Mais la poésie a insisté et m’a rattrapé sous d’autres formes
J’ai compris qu’elle était cool et qu’on pouvait braver ses normes
J’lui ai d’mandé tu penses qu’on peux vivre ensemble ? J’crois qu’j’suis accroc
Elle m’a dit t’inquiêtes le monde appartient à ceux qui rêvent trop

Puis j’ai rencontré la détresse et franchement elle m’a saoulé
On a discuté vite fait mais rapidement je l’ai r’foulée
Elle a plein d’certitudes sous ses grands airs plein d’tension
Mais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d’conversations

Un moment sur ma route j’ai rencontré l’amour
J’lui ai dit tient tu tombes bien, j’veux t’parler d’puis toujours
Dans l’absolu t’es une bonne idée mais dans les faits c’est un peu nul
Tu pars en couille une fois sur deux faudrait qu’tu r’travaille ta formule
L’amour m’a dit écoute petit ça fait des siècles que j’fais mon taff
Alors tu m’parles sur un autre ton si tu veux pas t’manger des baffes
Moi j’veux bien être gentille mais faut qu’chacun y mette du sien
Les humains n’font aucun effort et moi j’suis pas un magicien
On s’est embrouillé un p’tit moment et c’est là qu’j’me suis rendu compte
Que l’amour était sympa mais que quand même il s’la raconte
Puis il m’a dit qu’il d’vait partir, il avait des rendez-vous par centaine
Que ce soir il d’vait diner chez sa d’mi-soeur : la haine
Avant d’partir j’ai pas bien compris, il m’a conseillé d’y croire toujours
Puis s’est éloigné sans s’retourner, c’était mes derniers mots d’amour
J’suis content d’l’avoir connu, ça j’l’ai bien réalisé
Et je sais qu’un d’ces quatre on s’ra amené à s’recroiser

Un peu plu stard sur mon ch’min j’ai rencontré la tendresse
Ce qui reste de l’amour derrière les barrières que le temps dresse
Un peu plus tard sur mon ch’min j’ai rencontré la nostalgie
La fiancée des bons souvenirs qu’on éclaire à la bougie

Assez tôt sur mon parcours j’avais rencontré l’amitié
Et jusqu’à c’jour, elle marche toujours à mes côtés
Avec elle j’ma tape des barres et on connait pas la routine
Maintenant c’est sûr, l’amitié, c’est vraiment ma meilleure copine

J’ai rencontré l’avenir mais il est resté très mystérieux
Il avait la voix déformée et un masque sur les yeux
Pas moyen d’mieux l’connaitre, il m’a laissé aucune piste
Je sais pas à quoi il r’semble mais au moins j’sais qu’il existe

J’ai rencontré quelques peines, j’ai rencontré beaucoup d’joie
C’est parfois une question d’chance, souvent une histoire de choix
J’suis pas au bout d’mes surprises, là d’sus y’a aucun doute
Et tous les jours je continue d’apprendre les codes de ma route

C’était sur une grande route, j’marchais là d’puis des jours
Voire des s’maines ou des mois, j’marchais là d’puis toujours
Une route pleine de virage, des trajectoires qui dévient
Un ch’min un peu bizarre, un peu tordu, un peu comme la vie.

(© Grand Corps Malade, 2005)

Listen to your heart

Posté le 30.05.2007 par D.H.T

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I know there's something in the wake of your smile
I get a notion from the look in your eyes yeah
You've built a love but that love falls apart
Your little piece of heaven turns to dark

Listen to your heart
When he's calling for you
Listen to your heart
There's nothing else you can do
I don't know where you're going
And I don't know why
But listen to your heart
Before you tell him goodbye

Sometimes you wonder if this fight is worthwhile
The precious moments are all lost in the tide yeah
They're swept away and nothing is what it seems
The feeling of belonging to your dreams

And there are voices that want to be heard
So much to mention but you can't find the words
The scent of magic, the beauty that's been
When love was wilder than the wind

Listen to your heart (take a listen to it)
When he's calling for you
Listen to your heart (take a listen to it)
There's nothing else you can do
I don't know where you're going
And I don't know why
But listen to your heart
Before oh... before you tell him goodbye
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