C'est un petit bonheur que j'avais ramassé.
Il était tout en pleurs sur le bord d'un fossé.
Quand il m'a vu passer, il s'est mis à crier :
"Monsieur ramassez-moi, chez vous emmenez-moi !
Mes frères m'ont oublié, je suis tombé, je suis malade.
Si vous ne me cueillez point, je vais mourir, quelle balade !
Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure.
Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture."
J'ai pris le petit bonheur, l'ai mis sous mes haillons.
J'ai dit "Faut pas qu'il meure, viens-t'en dans ma maison".
Alors le petit bonheur a fait sa guérison.
Sur le bord de mon coeur, y avait une chanson.
Mes jours, mes nuits, mes peines, mes deuils, mon mal, tout fut oublié.
Ma vie de désoeuvré, j'avais le dégoût de la recommencer.
Quand il pleuvait dehors ou que mes amis me faisaient des peines,
Je prenais mon petit bonheur et je lui disais : c'est toi ma reine.
Mon bonheur a fleuri, il a fait des bourgeons.
C'était le paradis, ça se voyait sur mon front.
Or un matin joli que je sifflais ce refrain,
Mon bonheur est parti sans me donner la main.
J'eus beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes,
Lui montrer le grand trou qu'il me faisait au fond du coeur,
Il s'en allait toujours la tête haute sans joie, sans haine,
Comme s'il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure.
J'ai bien pensé mourir de chagrin et d'ennui,
J'avais cessé de rire, c'était toujours la nuit.
Il me restait l'oubli, il me restait le mépris.
Enfin je me suis dit : il me reste la vie.
J'ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines et mes guenilles,
Et je bats la semelle dans des pays de malheureux.
Aujourd'hui, quand je vois une fontaine ou une fille,
Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux.
Félix LECLERC
Pendant la débacle de l'armée israélienne au sud Liban en juillet 2006, une blague circulait à Beyrouth !!!
Le 1er ministre israélien, Olmert, était à son bureau et réfléchissait au moyen d’envahir à nouveau le Liban quand son téléphone sonna.
« Bonjour M. Olmert », dit une voix à fort accent, « je suis aboul Abed du salon de thé du centre de Beyrouth. Je vous appelle pour vous annoncer que nous déclarons officiellement la guerre contre vous »
« Bien » répond Olmert « c’est une information très importante, votre armée est puissante ? »
« A ce jour » dit Abul Abed et après un petit calcul mental « il y a moi-même, mon cousin Moustafa, mon voisin Abou Khaled et tous les membres de notre club du salon de thé, au total nous sommes huit »
Après une petite pause Olmert répond « je dois vous informer que mon armée compte un million d’hommes prêt a bouger sous mon commandement »
« Oh mon Dieu » dit Abul Abed « je vous rappelle »
Sûr de lui , Abul Abed appelle le lendemain «M. Olmert, la déclaration de guerre est maintenue, nous nous sommes débrouillé pour acquérir un équipement d’infanterie »
« quel est ce type d’équipement » demande Olmert
« 2 Mercedes 180 et un camion » répond Abul Abed
« je me dois de vous informer que je possède 16.000 chars et 14.000 blindés de transport de troupes » dit Omlert « et depuis notre conversation d’hier, j’ai passé mon armée à 1 million 500.000 soldats »
« Ya latiffffff » dit Abul Abed « je vous rappelle plus tard »
Encore sûr de lui, Abul Abed appelle à nouveau « M. Olmert, la déclaration de guerre est maintenue, nous nous sommes arrangé pour avoir un vieux hélicoptère et 4 de mes voisins se sont joint à nous »
Olmert respire un bon coup et répond « Abul Abed, j’ai 10.000 bombardiers et 20.000 avions de chasse. Notre complexe militaire possède la technologie du guidage par laser, et que depuis hier mon armée est passée à deux millions de soldats »
« Lah lah lah lah » repond Abul Abed « je vous rappelle plus tard »
Toujours sûr de lui, Abul Abed rappelle Olmert le lendemain « Je suis désolé de vous annoncer que la déclaration de guerre est suspendue »
« Je suis navré d’entendre ça » répond Olmert « Pourquoi ce changement soudain ? »
« Eh bien M. Olmert, hier nous nous sommes réunis au salon de thé, et après une longue discussion, nous nous sommes rendu compte qu’on ne pourra pas nourrir deux millions de prisonniers »
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